Les plantes grimpantes

Logo Facebook Partager sur Facebook

Les nombreux bénéfices du verdissement en milieu urbain ne sont plus à démontrer et à l’heure des changements climatiques, la nécessité de verdir un maximum de surfaces se fait ressentir. Toutefois, l’espace restreint en ville et la diversité des aménagements au sol limitent les espaces dédiés à la végétalisation. À cet effet, les plantes grimpantes présentent une panoplie d’avantages :

– Optimisation du verdissement : Dans un milieu densément bâti où l’espace disponible au sol pour planter est restreint, la végétalisation des surfaces verticales permet d’augmenter le verdissement. Les plantes grimpantes se développent surtout en hauteur et en largeur, nécessitant qu’un petit espace au sol.

– Réduction du bruit : Les nuisances sonores peuvent être réduites de façon significative si l’épaisseur des feuilles est notable. De plus, le bruissement des feuilles peut camoufler le bruit de la circulation des voitures.

– Régulation de la température selon les saisons :  L’ombre créée par le feuillage durant l’été permet de rafraîchir le bâtiment. À cela s’ajoute la diminution de la température par le phénomène d’évapotranspiration. Puis, les feuilles caduques permettent au soleil d’entrer par les fenêtres durant les mois d’hiver.

 – Réduction de la consommation énergétique : Par la régulation de la température, les plantes grimpantes peuvent réduire les besoins en climatisation l’été et en chauffage l’hiver.

– Création de corridors écologiques : Dans un territoire fragmenté, les plantes grimpantes peuvent servir de refuge pour certaines espèces. 

– Amélioration de la qualité de l’air : Par le processus de photosynthèse, les plantes produisent de l’oxygène et séquestrent dans leurs tissus certains polluants présents dans l’atmosphère. Pour obtenir un effet significatif, une certaine densité de végétaux dans un espace restreint est nécessaire.

– Barrière contre les graffitis : L’accès au mur du bâtiment étant plus difficile à la suite de la végétalisation de ce dernier, cela décourage les vandales de s’y approcher.

– Valeur esthétique et amélioration de la qualité de vie des habitants : Les infrastructures vertes renforcent l’attractivité du territoire et répondent au besoin de nature en ville.

Inquiétudes communes

Bien que la mise en place de plantes grimpantes comporte plusieurs avantages, certains aspects sont sources de préoccupations pour les propriétaires. Déboulonnons quelques-uns des mythes les plus communs : 

– Détérioration prématurée de la façade du bâtiment : Les végétaux permettent au contraire de protéger le bâtiment des rayons UV, des grands vents, des variations de températures, etc. Il faut toutefois être vigilant puisque la végétation cachera éventuellement les imperfections de la façade. À cet effet, certaines plantes grimpantes peuvent s’ancrer dans les façades qui sont déjà en mauvais état. Dans ce cas, il faut éviter d’arracher la plante, car cela causerait des dommages supplémentaires. Il faudrait plutôt se tourner vers des végétaux nécessitant un support et les tailler avant qu’ils n’atteignent le toit puisqu’un problème préexistant pourrait être aggravé. 

– Nuisance pour l’entretien du bâtiment : Lors de travaux au niveau de la façade, il est possible de couper les parties aériennes des plantes et de les protéger à la base afin qu’elles puissent repousser avec vigueur.

– Dommages aux fondations : À moins de fissures déjà présentes, les racines des plantes grimpantes ne sont pas susceptibles d’être agressives au point de s’infiltrer dans les fondations. Il s’agit d’un mythe très commun concernant les plantations près des bâtiments. En réalité, ce ne sont pas les racines qui causent les dommages aux assises d’une maison, mais plutôt les changements dans l’état du sol (dessiccation, humidité, compaction, etc.).

– Infestation d’insectes ou maladies : La majorité des plantes grimpantes sont peu sensibles aux infestations, à l’exception des rosiers grimpants. Certains insectes comme l’araignée rouge et le puceron peuvent tout de même les envahir. Si c’est le cas, il existe des produits écologiques pour s’en débarrasser. Veuillez vous assurer de respecter la réglementation en vigueur quant aux pesticides autorisés à Montréal.

Comment faire un choix éclairé?

Comme pour tout type d’aménagement, le choix des végétaux à planter doit se faire en considérant :

– Le type de surface du bâtiment et comment fixer le support si nécessaire;

– Le niveau d’ensoleillement : les plantes grimpantes tolèrent un large éventail d’exposition au soleil, mais préfèrent tout de même avoir les racines au frais;

– Le type de sol : la majorité des plantes grimpantes ont besoin d’un sol fertile, frais et humide;

– Le but visé : l’objectif va influencer le choix du type de plante grimpante. Il faut se demander si on recherche un certain esthétisme ou plutôt le verdissement rapide de la façade.

Types de plantes grimpantes

À ventouses : n’ont pas besoin de support

De petits organes aériens en forme de ventouses leur permettent de bien adhérer aux surfaces.

Source : Centre d’écologie urbaine de Montréal

Ex. : Vigne vierge 

Source : Jardinier paresseux

À racines-crampons : n’ont pas besoin de support

Avec leurs racines adhérentes, ces plantes grimpantes peuvent s’accrocher aux surfaces poreuses.

Source : Centre d’écologie urbaine de Montréal

Ex. : Hydrangée grimpante

Source : Espace pour la vie

À pétioles volubiles: besoin d’un support vertical

Le pétiole (la partie située entre la tige et la feuille de la plante) s’accroche au support.

Source : Centre d’écologie urbaine de Montréal

Ex. : Clématite (plusieurs espèces et variétés)

Source : Faites comme chez vous

À tiges volubiles: besoin d’un support vertical

La tige s’enroule autour de son support et permet ainsi l’ascension de la plante.

Source : Centre d’écologie urbaine

Ex. : Houblon commun

Source : Faites comme chez vous

À vrilles : besoin d’un treillis ou d’un filet

À la suite d’un contact prolongé avec leur support, les vrilles s’enroulent autour de celui-ci.

Source : Centre d’écologie urbaine de Montréal

Ex. : Pois de senteur vivace

Source : Jardipartage

À palisser : besoin d’un support horizontal

Leurs épines sont utilisées comme crochets pour s’accrocher à leur support.

Source : Centre d’écologie urbaine de Montréal

Ex. : Rosier grimpant (plusieurs espèces et variétés)

Source : Jardinier paresseux

Entretien

L’entretien des plantes grimpantes consiste principalement à une inspection et une taille annuelles. Au printemps, il suffit de :

– Guider la plante vers son support, si besoin;

– Tailler les nouvelles pousses qui pourraient s’accrocher à des structures où elles ne sont pas désirées (gouttières, fenêtres, câbles électriques, etc.) et élaguer les branches mortes; 

– Effectuer une taille sélective si la plante est trop dense; 

– Ajouter du compost à la terre et du paillis à la surface du sol;

– Ramasser les feuilles à l’automne.

En somme, les plantes grimpantes présentent un moyen facile et peu coûteux de verdir le quartier. Alors, pourquoi s’en priver?

Pour en apprendre plus sur le sujet, vous pouvez consulter le document suivant : Les plantes grimpantes, une solution rafraîchissante

 

Ressources

BERNIER, Anne-Marie (2011). Les plantes grimpantes : une solution rafraîchissante, Centre d’écologie urbaine de Montréal [CEUM], 80 p.

Articles connexes

Lire la suite

Aménagez votre carré d’arbre : règles à suivre

Respecter quelques règles simples évitera à votre aménagement sur l’espace public de subir des dommages. Suivez-les dès le printemps pour sécuriser votre espace de plantation toute l’année, surtout l’hiver! En effet, les opérations de déneigement des rues et trottoirs de l’arrondissement nécessitent un espace de circulation minimal. Les indications qui suivent permettent de le respecter […]